Pourquoi nous tournons la page Enbro — et pourquoi la Belgique a besoin de Sparki.

Energie. Maar dan niet vergezocht.

Mission statement de Luc Demeyere et Stijn Rigolle, cofondateurs de Sparki.

Aujourd’hui, nous mettons un point final à Enbro. Pas parce que le projet a échoué. Mais parce que nous sommes convaincus que nous pouvons faire plus — bien plus — que naviguer dans un système qui, fondamentalement, doit changer.

Nous avons fondé Enbro il y a plusieurs années avec une conviction simple : le marché de l’énergie pouvait être plus juste. Nous avons construit un brokerage qui aidait les consommateurs et les entreprises à mieux s’orienter dans un système complexe. Et c’était un succès. Mais plus nous comprenions ce système, plus une évidence s’imposait : naviguer ne suffit plus. C’est le système lui‑même qui doit évoluer.

C’est pourquoi nous lançons Sparki. Et nous expliquons ici pourquoi.

« Optimiser le même système, c’est obtenir toujours le même résultat. Et pour le consommateur belge, ce résultat n’est plus acceptable depuis longtemps. »

Un marché qui ne fonctionne pas pour nous.

Le marché belge de l’énergie est dominé par quatre multinationales étrangères : Engie, EDF/Luminus, Eneco et Total. À elles seules, elles contrôlent près de 80 % des points de raccordement. Elles investissent dans des centrales au gaz, des centrales nucléaires, des parcs de batteries et des îles énergétiques — des projets démesurés, financés par des rendements garantis que l’État leur accorde via des accords de prix. Ces garanties sont ensuite répercutées sur le consommateur. Via la commodité. Via les tarifs de réseau. Via chaque facture qui arrive, mois après mois.

Les bénéfices générés par ce système partent ensuite vers Paris et Rotterdam. Pas vers l’économie belge. Trop peu vers les entreprises et les consommateurs belges. Nous en supportons les coûts. Eux en récoltent les profits.

Ce n’est pas un hasard. C’est le modèle.

La Belgique fait partie des pays les plus dépendants énergétiquement en Europe : 75,4 % de notre énergie primaire est importée. Nous sommes exposés à des chocs géopolitiques sur lesquels nous n’avons aucun contrôle. Et nous en payons le prix. Pendant ce temps, des milliers d’hectares de toits belges restent inutilisés, et personne ne traite le stockage de l’énergie comme ce qu’il devrait être : un pilier essentiel d’une gestion énergétique réellement efficace.

« De oplossing voor de Belgische energiecrisis ligt niet in het Midden-Oosten, niet voor de Belgische kust, en niet in een nieuwe kernreactor. Ze ligt op ons eigen dak. »

C’est là que commence Sparki.

Pas comme un énième fournisseur d’énergie promettant un tarif légèrement plus bas (même si nos tarifs sont extrêmement compétitifs). Mais comme le premier acteur à fermer la boucle énergétique complète pour chaque point de raccordement au réseau : la production, le stockage, le pilotage et la fourniture – intégrés dans un seul système, alimenté par des toits belges, des batteries et des points de recharge qui fonctionnent ensemble comme une seule grande centrale énergétique.

 

Nous appelons cela l’energy loop, parce que c’est exactement ce que c’est : une chaîne fermée dans laquelle l’énergie est produite, stockée et partagée localement – sans détours inutiles via des infrastructures centrales détenues à l’étranger. Notre plateforme énergétique virtuelle connecte déjà aujourd’hui des milliers d’installations. Chaque surplus chez un participant compense un déficit chez un autre. En temps réel. Automatiquement. Sans que le consommateur n’ait quoi que ce soit à faire.

Nos tarifs ? Simples. Clairs. Transparents. Pas de gadgets marketing comme Flux, Flex, Maxx ou des happy hours à 11 h. Mais, 24/7, le tarif le plus juste.

 

Nous n’avons pas imaginé cela sur un tableau blanc. Nous l’avons construit. Mesuré. Et prouvé. Sur la base de données empiriques, nos installations existantes – chez des entreprises comme chez des particuliers – affichent une autosuffisance de 90 % pour les clients résidentiels. Ce n’est pas une promesse. C’est un résultat.

 

La Belgique n’a pas besoin d’un fournisseur d’énergie supplémentaire qui rend le modèle existant légèrement plus efficace. La Belgique a besoin d’un acteur qui ose remettre le modèle lui‑même en question. Qui ose dire que les choix d’investissement des dernières décennies n’ont pas toujours été faits dans l’intérêt du consommateur – entreprises et particuliers. Qui ose chiffrer ce que cela coûte de continuer sur cette voie, et ce que cela rapporte si nous choisissons une autre direction. Pour ensuite tirer la conclusion évidente : « Assez. Jusqu’ici, et pas plus loin. »

 

Nous osons le dire. Et nous osons le prouver.

 

Sparki n’est pas contre l’infrastructure. Nous ne sommes pas contre la collaboration. Nous ne sommes pas naïfs face à la complexité des systèmes énergétiques. Mais nous refusons d’accepter que la seule voie possible soit celle qui enrichit toujours les mêmes multinationales, renforce les mêmes dépendances géopolitiques et envoie, encore et encore, la même facture au consommateur belge.

 » Chaque toit qui produit de l’énergie aujourd’hui est un toit de moins à importer demain. Nous bâtissons le réseau de ces toits. »

Avec Sparki, nous faisons un choix ambitieux. Nous savons que le chemin est long et que les résistances seront fortes. Les intérêts que nous bousculons sont réels, profondément ancrés et solidement organisés. Mais nous sommes convaincus – sur la base de données, de technologie et de nombreuses années d’expérience de terrain – qu’un modèle énergétique décentralisé n’est pas seulement possible. Il est inévitable.

 

La question n’est pas de savoir si la Belgique fera sa transition énergétique. La question est de savoir qui la mènera. Aujourd’hui, nous choisissons.

 

Les quatre plus grands acteurs comptent sur le fait que vous restiez là où vous êtes. Prouvez‑leur le contraire. Rejoignez Sparki – et reprenez votre énergie en main.

 

Luc Demeyere & Stijn Rigolle

Cofondateurs, Sparki

le 17 avril 2026

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